Meng-ngnii ou l’initiation des princes de la chefferie supérieure Bafou
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- Publié le jeudi 15 août 2013 08:51

Depuis 2004, les princes de la chefferie supérieure de 1er degré du Groupement Bafou n’avaient pas eu l’occasion de d’exécuter ce rite d’initiation qui leur est exclusivement réservé.
Pendant neuf (09) semaines, tous les princes qui ne sont pas encore passés par cette étape sont réunis à la chefferie pour une initiation qui part de la présentation du village à l’initiation au commandement (Essa’a lah), aux danses traditionnelles, en passant par le protocole traditionnel. En effet, traditionnellement, en l’absence du Roi, le prince devrait en principe pouvoir gérer les problèmes courants dans son entourage et rendre fidèlement compte à son père. C’est pour cela que les principaux responsables des Mendzong (clans d’âges) sont des princes.
Généralement, cette initiation s’achève avec une parade officielle à l’esplanade de la chefferie. Le 28 juillet dernier était donc jour d’apothéose pour l’édition 2013. Ainsi, en présence de ses pairs de Baleveng, Foréké-Dschang, Fontsa-touola et Fongo-tongo, S.M. Fo’o Ndong Victor KANA III et les princes ont exécuté une parade beaucoup appréciée par un public venu nombreux assister à cet évènement rare.
La danse s’est effectuée en deux phases : une phase en tenue civile ordinaire et une autre phase en une tenue spéciale (voir les photos ci-dessous). Il faut noter que pour commencer la cérémonie, les princes on eu droit à une sorte de « blindage » avec des écorces traditionnelles.
Pour mieux comprendre le sens de cette cérémonie, Bafou.org a tendu son micro au Roi Bafou
Na’a temah Souh-Fo’o Mem, nous venons de vivre une cérémonie rare en son genre. De quoi est-il question ?
S.M. : Merci d’abord à Bafou.org pour votre présence. Cette cérémonie s’appelle Meng-Ngnii. C’est l’occasion pour les fils du chef de célébrer cette grâce. Chaque prince à travers cette cérémonie montre déjà de quoi il est capable tout en complétant ce qui lui manque pour maitriser la culture Bafou. Vous savez anoh ou chefferie est l’endroit où on part noh ou planter, il était donc question d’initier les princes à travers les conseils et les causeries, sur les us et coutumes de Bafou et surtout comment un prince peut porter le message du Chef aux populations. C’est pour cela que puisque les princes sont appelés à commander dans les Mendzong en leur qualité de Teguiah-mendzong et autres, à travers Meng-ngnii, on leur apprend la conduite à tenir face à chaque situation. Aussi, c’est l’occasion de leur apprendre pendant le temps d’initiation à jouer tous les différents tam-tams et balafons des danses comme le Kwa-kwa, le Mendzong, le Azeng, le Ngouh-Fo’o, le Ntioh, … Les princes doivent normalement donner l’exemple. Ils sont donc obligés de passer par cette école.
Un autre aspect important de cette initiation est que c’est après cette initiation que les princes ont accès au Lefem, et ont enfin la possibilité de siéger aux réunions de la chefferie, ceci en fonction des origines des grands parents du côté maternel. Après ce rite, les princes à leur mort ne seront plus enterrés à la chefferie.
En marge de cette cérémonie spécialement masculine, il y avait les femmes qui étaient dans un autre cadre. Ces femmes pressenties pour devenir des Mêfo’o étaient aussi dans une autre initiation appelée Ndjeuh-lah. Il y a un proverbe de chez nous qui dit que « ngning zouh te ndjeuh ». C’est ce quelles sont venues faire aujourd’hui. Il est vrai que pour aujourd’hui, c’est le Chef qui donne à manger à tous ces deux groupes qui sont en fin d’initiation.
Majesté vous venez de parler du Mendzong, est-ce que cette cérémonie se passe en prélude au « baptême » d’un nouveau clan d’âge ? Ou c’est juste une impression compte tenu du fait que la dernière cérémonie Meng-ngnii a eu lieu il y a longtemps ?
S.M. : C’est vrai que cette cérémonie a eu lieu pour la dernière fois en 2004, ceci à cause de multiples sollicitations. Or pour l’organiser, il faut disposer d’un peu de moyens, car comme je l’ai dit plus haut, tout est à la charge du Roi. Sauf cas de force majeure, je crois que d’ici Octobre ou Novembre, dans tous les cas avant le Lemoû 2013, on va « baptiser » un nouveau clan de Mendzong. Ne me demandez pas quel sera leur nom de baptême, puisque les Moho Fo’o sont encore en train d’y réfléchir.
Majesté, parlant du Lemoû, est-ce que Meng-ngnii pourra faire partie des groupes de danse ?
S.M. : Non ! Non parce que cette danse qui est en fait un rite, est composée seulement de princes et de quelques deux ou trois familles. Je voudrai rappeler qu’aujourd’hui, c’était le jour du « fack-ndong » c’est-à-dire l’apothéose. Si par la suite on remarque qu’un prince se comporte mal, on va le renvoyer à la prochaine session de Meng-ngnii qui dure 9 semaines, pour que tous ceux qui sortent de la chefferie aient un comportement digne et exemplaire.

































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