Me Jean de Dieu MOMO se ressource dans ses origines
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- Publié le jeudi 18 septembre 2014 19:37

Les 29 et 30 Août 2014, Me Jean de Dieu MOMO a fait le tour des lieux sacrés de sa famille, le tout couronné par une visite au site du dieu Meboukem à Bafou.
La visite au dieu Meboukem
Situé dans le Village Melekouet dans la zone géographique (Kaplah) Sessa à Bafou, le site de la divinité traditionnelle appelée Meboukem est l’un des plus grands lieux sacrés du groupement Bafou. Ce sanctuaire reçoit régulièrement outre les fils et filles Bafou qui viennent pour diverses raisons (infertilité, quête de guérison, de bénédiction, ou simple remerciement, …) mais aussi un grand nombre de touristes. Entouré par un bois sacré, cet espace présente une architecture naturelle unique en son genre. Ce site en cours d’aménagement est géré par la chefferie de 3ème degré du village Melekouet.
Accompagné des membres de sa famille ainsi que de toute sa progéniture, Me MOMO a commencé son retour aux sources par la visite à Meboukem situé à environ un kilomètre de sa résidence. Remarquons que la visite de Me MOMO a été précédée dans ces lieux il y a longtemps par celles du Roi des Bafou, de Ma’a Mefo Nkong-Lah Foning Françoise, et d’autres personnalités Bafou. Les maitres des lieux avertis s’étaient mobilisés pour attendre cet autre digne fils Bafou comme il est de coutume. Une fois le décor planté, le rituel pouvait commencer.
Le nécessaire apporté était constitué : d’un mouton, des sacs de sel, de la boisson, de la nourriture préparée pour la circonstance. Neuf divinités sont visitées dans ce sanctuaire par Me Momo sous la conduite du prêtre officiant appelé « Temewa’a ». À la première étape, le mouton après avoir été posé sur la tête de Me Momo sera égorgé par ce dernier. Avant de l’égorger, on a entendu Me Momo tenir des propos tels que « Meboukem, je suis venu te dire merci pour tout ce que tu fais pour moi. On m’a dit que si j’ai pu traverser les obstacles qui se sont présentés chaque fois sur mon chemin, c’est grâce à ta protection. … mouton, je te sacrifie parce que tu es mon « Ndjouho touho zaa » (mon sauveur, ou, mot à mot « celui qui achète ma tête »). … Je prie Meboukem de continuer à veiller sur moi et de me donner la force et le courage pour affronter les étapes à venir. …. ».
Après avoir égorgé ce mouton, son sang a été versé de part et d’autre aux différentes entrées des divinités de ce sanctuaire. Séance tenante les servants et servantes des lieux se sont chargés de faire rôtir ce mouton. Après en avoir brulé les poils, l’animal a été dépecée et sa viande partagée à tous les présents. Notons que le cœur frit avec les poumons seront, comme il est de coutume, servis à l’hôte du jour (Me Momo). Ce rituel va continuer avec la remise de l’eau bénite de Meboukem, puisée au sommet d’une colline rocheuse, où se trouve une petite nappe d’eau qui jaillit de ces rochers, une eau aux vertus reconnues. Avec cette eau, le célébrant lavera les yeux et les pieds de Me Momo et ce dernier se chargera à son tour de faire pareil pour sa suite. A la fin du rituel, Me Momo emportera avec lui la terre qui lui sera remise par le célébrant en lui faisant avaler une quantité. Ainsi, à la fin de la cérémonie, les femmes vont entonner les chants de bénédictions régulièrement exécutés à l’occasion de la cérémonie de l’hommage rendu aux jumeaux « éssih ».
Le « Nang-leng à mbâh moho mo’o ndieu-hè » ou (s’assoir sur sa chaise chez son grand père paternel)
Après avoir reçu la bénédiction de Meboukem, Me Momo et sa suite se sont dirigés vers la maison de son grand-père paternel, Wamba Sa’adio, à Djiomock. Il est important de signaler que Wamba Sa’adio est un descendant du Roi Fo’o Ndong KANA 1er. C’est pour cette raison que Me Momo se plait à dire chaque fois, et à raison, qu’il est le petit fils de Fo’o Ndong. Dans son article publié dans les colonnes de Bafou.org, Atsiapouh Tedonzang Azambou Laurent avait déjà présenté cette cérémonie de « Le Nang-leng ». Donc, nous n’y revenons plus. Le nécessaire jugé complet et acceptable par son grand-père, on est passé au rite proprement dit.
Me Momo a d’abord habillé son grand-père puis, lui a donné un verre artisanal sculpté dans une corne de bouc, une chaise et une chèvre. Son grand-père a, à son tour, habillé ce dernier en lui donnant les mêmes attributs. Par la suite le grand père l’a fait assoir sur la chaise que ce dernier emportera à son départ. Après cette phase, les deux se partagent le vin dans ces verres spéciaux. La nourriture et les boissons préparées pour la circonstance peuvent être partagées à l’assistance. A la fin de la cérémonie, le grand père Wamba Sa’adio, introduit son petit-fils dans la chambre des cranes pour la bénédiction de ce dernier.
Le « Nang-leng à bâh moho » ou (s’assoir sur la chaise chez son père)
Tard dans la soirée du 29/08/2014, après l’étape de chez Wamba Sa’adio, Me Momo et sa suite se sont déportés chez son père où le même rituel que celui de la résidence de son grand-père a été exécuté. Cette fois, le maitre de cérémonie était son père avec les mêmes étapes et le même matériel.
Le couronnement de ce retour aux sources
Généralement la cérémonie de « é nang-leng » dans la coutume bamiléké marque le passage de l’adolescence à la phase adulte, c’est pour cela que Me Momo par exemple porte le chapeau à coté de ses parents, se partage la boisson avec ces derniers, lui donnant le pouvoir de le faire et de s’assoir aux cotés des adultes sans crainte. Il a noté qu’il avait déjà exécuté ce rite de « énang-leng » chez son grand père maternel et chez son tè-nkap. Fort de tout cela, la famille de Me Momo a décidé de l’anoblir, « au vu de ses actions dans sa famille et dans la communauté ». Ainsi, de façon consensuelle, ses grand-parents, son père et son tè-nkap ont décidé d’élever leur fils au titre de noblesse « Fo’o Dza’ah Nk’euh Ntong Pouh ». Pour exprimer sa joie et dire merci à ses parents, Me Momo a invité les amis, les connaissances à sa résidence le 30/08/2014 pour célébrer ce titre plein de sens et de symboles. La traduction de ce nom serait : « le chef qui coupe la corde au cou de l’esclave ». La motivation de ses parents viendrait de sa profession car pour eux Me Momo passe le temps à défendre les innocents, les opprimés. Aussi, ils ont espoir qu’il viendra un jour libérer le Cameroun de la misère.
Nous vous invitons à vivre cette cérémonie à travers l’album photo ci-dessous. L’interview de ce nouveau chef vous sera proposée dans nos prochains articles.
La visite au dieu Meboukem







































































Le « Nang-leng à mbâh moho mo’o ndieu-hè » ou (s’assoir sur sa chaise chez son grand père paternel)






























Le « Nang-leng à bâh moho » ou (s’assoir sur la chaise chez son père)
















Le couronnement de ce retour aux sources

Résidence de Me MOMO
Fo’o Dza’ah Nk’euh Ntong Pouh





Fo’o Dza’ah Nk’euh Ntong Pouh



Fo’o Dza’ah Nk’euh Ntong Pouh Me MOMO Jean De Dieu





































































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