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Auto-biographie du patriarche Mo’o Tegni Tekoudjou DONGMO André

 

Tegni Dans le cadre de sa nouvelle rubrique « connaissance des Bafou », Bafou.org vous invite à découvrir le patriarche Mo’o Tegni Tekoudjou DONGMO André, à travers sa biographie rédigée par lui-même.

 

Tegni Biographie de MO’O TEGNI TEKOUDJOU (Dongmo André)

Je suis né, grâce à l’Eternel, le jeudi 11 Juin 1936 à l’hôpital de Dschang. Je dis « grâce à l’Eternel » parce que si ma naissance s’était effectuée hors de l’hôpital, j’allais périr avec ma mère, aux dires de ceux qui avaient assisté à cet évènement. Je suis entré à l’école de la mission catholique de Bafou-Bagha en 1948. Ma scolarité primaire eut lieu ensuite à l’école publique de Bafou où je créai une association nommée « Comité de Jeunes Chrétiens ». Chaque midi, nous mangions ensemble, nous étions environ 4. Ndongmo Albert, Ngnintewe Pierre, Tafotchou, moi-même. Un abbé ayant eu vent de cette association voulut faciliter mon départ pour le séminaire. J’acceptai ; mais mon père y opposa un véto catégorique. Ce n’est que plus tard que je sus qu’il voulait faire de moi son héritier suivant la coutume bamiléké. Ma scolarité eut lieu aussi à l’école régionale de Dschang où j’obtins le CEPE et passai le concours de l’ENIA de Foumban en 1952.

Vous l’avez remarqué, ma scolarité primaire ne dura que 4 ans au lieu de 6 ans car j’avais sauté le cours préparatoire et le cours moyen 1. A l’ENIA de Foumban, j’obtins le diplôme des Moniteurs de l’Enseignement Général en 1955 et le Brevet Elémentaire en 1956. Toujours en 1956, je fus admis au Certificat d’Aptitude Pédagogique Elémentaire et commençai ma carrière de fonctionnaire la même année en qualité d’Instituteur Adjoint.

Le samedi 9 août 1959 mon mariage civil eut lieu avec Mlle Mekela Christine, la charmante fille de Mo’otedonzang et de Tsobgni Thérèse. C’est le lendemain matin, le dimanche 10 août 1959 que le mariage religieux fut fait. Nous décidâmes de passer la nuit dans ma chambre comme frère et sœur pour éviter de commettre l’adultère. C’est seulement le dimanche 10 août 1959 que je connus au sens biblique de cette expression ma charmante épouse. Dans le mariage, je commençais à l’entraîner à préparer le C.E.P.E. Elle finit par obtenir ce diplôme et fut recrutée dans l’enseignement en qualité de MEGA (Maîtresse d’Enseignement Général Auxiliaire). En 1960, les maquisards ou les nationalistes (appelez-les comme vous voulez) attaquèrent la ville de Bangangté. Le Seigneur vint encore à notre secours. Les balles crépitaient sur nos têtes. Nous fuyons dans l’obscurité. Ma jeune et charmante épouse enceinte, n’eut plus la force pour fuir. Je la portai sur mon dos. On a couru, on a couru, on a atteint un ruisseau. On s’est caché et pendant le reste de la nuit, les fourmis nous ont piqués. Nous avons souffert.

Par des études personnelles, j’obtins le Baccalauréat philosophie en 1961, le Certificat d’Aptitude Pédagogique en 1963 et réussis au concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé en 1966 d’où je sortis en 1968 titulaire du Certificat d’Aptitude à l’Inspection des Ecoles Primaires.

Pour la préparation du Baccalauréat philosophie, j’avais acheté pour chaque matière 3 livres d’auteurs différents : ainsi pour la philosophie, afin de bien assimiler la leçon sur la liberté, je lisais attentivement dans les trois livres, les chapitres sur la liberté. Ces 3 livres de chaque matière étaient semblables à trois professeurs qui s’occupaient de ma préparation.

En 1966, je fis les concours de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature. Je fus admissible à ces deux concours. J’optai pour l’ENS. Beaucoup de personnes me conseillèrent d’opter plutôt pour l’ENAM pour devenir plus tard gob-na c'est-à-dire préfet, sous-préfet ou gouverneur. Je leur répondis : « c’est bien beau, je pourrais peut-être devenir gob-na ; mais je n’aurais pas la possibilité d’élever moi-même mes propres enfants. Je ne pourrais pas m’occuper moi-même efficacement de mon école construite pendant la retraite, il ne me sera pas permis de créer ma propre unité administrative (district, arrondissement, département…) pour en jouir. Actuellement les faits me démontrent que j’avais vu juste.

Depuis mon entrée dans la fonction publique j’ai déjà occupé plusieurs postes de responsabilités à caractère administratif, social et politique. Entre autres de 1960 à 1961, Directeur de l’Ecole Principale de Bangoua (Bangangté) ; de 1963 à 1966, Directeur du Collège d’Enseignement Général de Bangangté ; de novembre 1968 à décembre 1968, Inspecteur de l’Enseignement Primaire du Nkam ; de janvier 1969 à 1971, Inspecteur de l’Enseignement Primaire du Ntem, Président du comité se base de l’UNC d’Ebolowa, Président du Foyer Culturel d’Ebolowa, Directeur du journal La Voix des Enseignants ; de 1971 à 1972, Chef de service des activités post et périscolaires au secrétariat d’état à l’enseignement. En 1972, Délégué Adjoint de l’Education pour l’Ouest à Bafoussam. A partir de 1973, Directeur de l’ENIA de Ngaoundéré, puis de l’ENI de Garoua, Sous-Directeur chargé de la recherche à l’IPAR de Yaoundé, Inspecteur Pédagogique pour l’Enseignement Primaire à la Délégation de l’Education Nationale du Centre. C’est de là que je partis gaiement pour la retraite pour compter du 31 Décembre 1992 conformément à l’arrêté N° 004192/MFPRA/DPE/SDFSE/SAPE/B3 du 09 novembre 1992. J’accueillis avec beaucoup de joie ce départ pour la retraite. Pendant que je manifestai ma joie, un collègue arriva dans mon domicile à Biyemassi en catastrophe et me dit : « Dongmo je viens t’annoncer une très bonne nouvelle. Mets d’abord la boisson à table pour arroser cette nouvelle. J’apprends que le Gouvernement risque d’accorder encore cinq ans de travail aux inspecteurs primaires avant de les mettre en retraite. Alors je lui rétorquai que cette rallonge ne m’intéresse pas et que nous devons laisser les places aux jeunes ». Cette réponse ne l’intéressa pas et il rebroussa chemin.

Un jour à Yaoundé où je travaillais, un ami me souffla que le ministre voulait me récompenser en me nommant Sous-Délégué de l’éducation hors de Yaoundé. Je faillis tomber en syncope quand j’entendis cela car, j’avais beaucoup de mes 13 enfants dans les divers établissements secondaires et supérieurs de Yaoundé et dans la ville où ce ministre qui aimait beaucoup les fonctionnaires compétents voulait m’envoyer, il n’existait pas des structures scolaires pour mes enfants. Pendant toute la nuit je ne dormis pas : je cherchais un plan efficace pour refuser cette affectation qui allait perturber dangereusement l’éducation de mes enfants. En effet si je les laissais à Yaoundé pour devenir Sous-Délégué de l’Education Nationale ailleurs, loin d’eux, mon salaire serait bien augmenté, j’aurais des honneurs attachés à ma nouvelle fonction, mais mes enfants non encadrés, verseraient dans la délinquance juvénile. Le matin, à huit heures, je pointai au bureau du ministre. Je lui dis que j’ai eu un très mauvais songe. J’ai vu qu’il voulait m’affecter comme Sous-Délégué hors de Yaoundé. Et il me rétorqua : tu comptes parmi les gens qui font des songes justes. Effectivement je comptais te récompenser en t’affectant comme Sous-Délégué hors de Yaoundé. Alors j’enchaînais en lui montrant poliment les préjudices qu’une pareille affectation me causerait. Il comprit et je sortis de son bureau bien satisfait.

Le dimanche 21 Octobre 2001 à 4 heures du matin ma mère mourut, suivant les estimations fiables, à l’âge d’environ 120 ans alors que mon père était mort, toujours suivant les estimations fiables, à l’âge d’environ 110 ans en 1967. D’où proviendrait leur longévité ? J’ai toujours soupçonné l’apiculture que mon père pratiquait durant toute sa vie. Certes, il n’en fit pas un métier, mais notre famille en consommait et beaucoup de gens lui demandait le miel pour faire des remèdes. Je soupçonne cette apiculture qui était un passe-temps pour mon père car il est écrit dans le célèbre livre de Jean-Luc Darrigol : Le miel pour votre santé « le miel est source de longévité : les apiculteurs vivent en général plus longtemps que la moyenne de la population. On peut donc dire que le miel ralentit le processus physiologique du vieillissement et s’oppose à l’affaiblissement prématuré des fonctions vitales ».

Tegni J’ai cru, je crois et je croirais toujours qu’une bonne instruction et une bonne éducation constituent le meilleur don que les parents doivent offrir à leurs enfants. Donne à ton enfant une villa, il peut la brader, donne-lui un terrain, il peut le brader également, mais il ne peut jamais brader son Doctorat en médecine, il ne peut jamais brader les vertus d’honnêteté, du sens du travail bien fait que tu lui as inculquées. C’est fort de cette conviction que j’ai toujours mis une touche particulière à l’éducation et à l’instruction de mes enfants et de mes élèves dans mon complexe scolaire LE BERCEAU DES ANGES (ENIEG, Ecole primaire, Ecole maternelle) sis au quartier Biyemassi de Yaoundé. J’ai toujours fait croire par mes enfants que l’homme compétent, honnête est heureux. Il figure parmi les hommes les plus heureux du monde. Quand ils étaient encore au bercail, ils se levaient à 5 heures du matin, faisaient leur révision, prenaient leur petit déjeuner et partaient pour l’école. Le premier dans sa classe recevait une prime de 5.000 Fcfa, le 2ème 4.000 Fcfa, le 3ème 3.000 Fcfa, le 4ème 2.000 Fcfa et le 5ème 1.000 Fcfa. Actuellement, tous les petits-fils ou petites filles reçoivent chacun une prime de 100.000 Fcfa (cent mille francs) par an. Le 1er de sa classe a en plus 5.000 Fcfa. Ce qui me fait débourser avec joie plus de trois millions de francs par année scolaire.

J’ai transposé cette philosophie du culte de la compétence, de l’effort et l’honnêteté dans mon complexe scolaire qui, créé en 1999 avec 29 élèves de la maternelle au CM2 compte maintenant près de mille élèves dans ces secteurs venant de tous les coins de la ville. D’où vient le succès de ce complexe scolaire ? Posez cette question aux parents ou anciens parents, ils vous répondront sans détour.

Mo’o Tegni Tekoudjou DONGMO André

Tél : 77 63 47 54 / 96 14 85 21 / 22 01 51 75

 

Tegni

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